À New York, un sommet organisé par l’ONU a réuni des dirigeants mondiaux, des représentants des institutions financières internationales et des pays en développement pour aborder l’impasse actuelle dans le financement des objectifs de développement durable. Alors que 4 000 milliards de dollars manquent chaque année pour atteindre ces objectifs d’ici 2030, l’ONU veut faire de cette urgence un moteur d’action concrète.
Le Secrétaire général António Guterres a souligné la nécessité d’un multilatéralisme plus cohérent, inclusif et ambitieux. Selon lui, cette rencontre marque un effort inédit de coordination dans un contexte d’endettement croissant, de recul de l’aide publique et de tensions économiques. Il a insisté sur l’urgence d’agir face aux attentes des populations confrontées à une dégradation de leurs conditions de vie.
À cinq ans de l’échéance fixée pour atteindre les 17 objectifs de développement durable, le sommet a rappelé l’importance de la coopération internationale. La présidente de l’Assemblée générale, Annalena Baerbock, a dénoncé un déséquilibre des priorités budgétaires, appelant à investir dans les services publics essentiels plutôt que dans l’armement. Elle a aussi salué les avancées du « Pacte pour l’avenir », adopté en 2024, qui prévoit des réformes pour renforcer la capacité d’action des banques de développement et améliorer la représentation des pays du Sud.
Le président de l’ECOSOC, Lok Bahadur Thapa, a alerté sur la perte de confiance dans le système multilatéral, appelant à des mesures concrètes pour élargir l’espace budgétaire des pays les plus vulnérables, mobiliser davantage d’investissements et alléger la dette. Il a insisté sur la nécessité de garantir une approche équitable et représentative des réformes à venir.
Trois mois après la conférence de Séville, ce sommet visait à maintenir l’élan autour d’une transformation en profondeur de l’architecture financière internationale. Face aux défis que représentent l’endettement, la déscolarisation ou le manque d’accès aux soins, les responsables onusiens ont martelé que seules des actions immédiates permettront de répondre aux besoins des populations.






