En 2015, les États membres de l’ONU ont adopté 17 Objectifs de développement durable (ODD), à atteindre d’ici 2030. Alors que cette échéance se rapproche, le Secrétaire général des Nations Unies, António Guterres, a souligné l’urgence d’accélérer les progrès, lors de l’ouverture de la semaine de haut niveau de l’ONU.
Il a rappelé que, malgré certains résultats positifs, de nombreux obstacles freinent encore l’avancée vers ces objectifs. Conflits, manque de financements et crise climatique comptent parmi les principaux freins. À cinq ans de l’échéance, les progrès restent insuffisants.
Des avancées ont toutefois été notées, comme l’augmentation du nombre de filles scolarisées, la baisse de la mortalité infantile et maternelle, le recul des infections à VIH et l’élargissement de l’accès à l’électricité à plus de 90 % de la population mondiale. Ces résultats, selon lui, sont le fruit de choix politiques et d’investissements ciblés.
António Guterres a insisté sur l’interdépendance des objectifs : l’éducation favorise l’égalité, la stabilité climatique soutient la sécurité alimentaire, la lutte contre la faim contribue à la paix. Avancer sur un objectif facilite la progression des autres.
Il a également mis en avant des priorités communes à tous les pays : réforme de l’architecture financière mondiale, action climatique, adaptation aux mutations technologiques, et promotion de la paix. À ses yeux, ce n’est pas une question de moyens, mais de volonté politique, de gouvernance et d’institutions solides.
Le Secrétaire général a conclu en appelant les dirigeants à renforcer leur engagement, estimant qu’il est encore possible d’honorer les promesses de l’Agenda 2030.






