La sécurité alimentaire dans le monde montre une légère amélioration depuis 2021, mais reste à un niveau nettement supérieur à celui de 2015. En 2024, environ 2,3 milliards de personnes, soit plus d’un quart de la population mondiale, étaient en situation d’insécurité alimentaire modérée ou grave, contre 1,6 milliard en 2015.
Selon le dernier rapport de l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO), 8,2 % de la population mondiale auraient souffert de la faim cette année. L’agence constate un recul global depuis 2015 dans les efforts visant à atteindre les Objectifs de développement durable liés à la faim, la nutrition, l’agriculture durable et la préservation des ressources naturelles.
Parmi les personnes touchées en 2024, environ 828 millions étaient confrontées à une insécurité alimentaire grave. Ce taux a légèrement baissé par rapport à 2023, passant de 10,4 % à 10,1 %.
La situation reste particulièrement préoccupante en Afrique subsaharienne, où plus des deux tiers de la population sont affectés, contre un peu moins de la moitié en 2015. En Océanie (hors Australie et Nouvelle-Zélande), la prévalence dépasse la moitié de la population. En Asie centrale, en Asie du Sud, ainsi qu’en Asie occidentale et en Afrique du Nord, plus d’un tiers des habitants sont concernés, un niveau supérieur à celui de 2015, bien qu’en léger recul par rapport à 2021.
L’Amérique latine et les Caraïbes enregistrent une amélioration notable. Le nombre de personnes en situation d’insécurité alimentaire modérée ou grave y a diminué de 50 millions entre 2021 et 2024, principalement grâce aux avancées en Amérique du Sud.
Malgré ces progrès localisés, la FAO souligne que les écarts de prix alimentaires restent préoccupants. Bien qu’en léger repli en 2023, les anomalies de prix sont toujours trois fois plus fréquentes que la moyenne observée entre 2015 et 2019, en raison des tensions géopolitiques et des aléas climatiques.
La FAO appelle à intensifier les efforts pour garantir l’accès à une alimentation suffisante, améliorer la nutrition et promouvoir une agriculture durable. À ce jour, les tendances restent loin des objectifs fixés pour 2030.






