La pollution de l’air continue d’augmenter dans le monde mais pas de manière uniforme, selon l’Organisation météorologique mondiale (OMM). Des milliards de personnes respirent un air pollué, responsable de millions de décès prématurés chaque année. L’OMM alerte sur les particules fines issues des incendies de forêt qui peuvent traverser les continents.
Le bulletin de l’OMM sur la qualité de l’air et le climat montre une dégradation générale de la situation. En 2024, des concentrations élevées de particules ont été relevées notamment au Chili, au Brésil, en Équateur, au Canada, en Afrique centrale et en Sibérie. Ces particules proviennent majoritairement des feux de forêt dont la saison devient chaque année plus longue et intense à cause du changement climatique
Malgré cela, certaines régions comme l’est de la Chine et l’Europe enregistrent une baisse des émissions. Des villes comme Shanghai ont amélioré leur qualité de l’air grâce à la création de parcs et à la plantation d’arbres. Le passage à des véhicules électriques y contribue également. Ces efforts prouvent que les politiques publiques peuvent porter leurs fruits
Cependant, la majorité des villes dans le monde dépassent toujours les niveaux de pollution recommandés par l’Organisation mondiale de la santé. Bien que certains polluants comme le dioxyde de soufre et les oxydes d’azote diminuent, l’ozone troposphérique responsable du smog reste à des niveaux élevés. Sa formation est favorisée par le réchauffement climatique et la lumière du soleil
Le lien entre pollution de l’air et changement climatique est étroit. Selon l’OMM, les deux phénomènes doivent être abordés ensemble pour protéger la santé humaine et l’environnement. L’ONU agit aussi contre la pollution domestique qui touche particulièrement les enfants. Des technologies de cuisson plus propres, existent déjà et sauvent des vies, mais leur accès reste limité dans de nombreuses régions






