À la veille de la semaine de haut niveau des Nations Unies à New York qui se tiendra du 23 au 29 septembre, le Secrétaire général de l’ONU, António Guterres, a souligné l’importance stratégique de l’Afrique pour l’avenir du monde. Avec une population jeune, une richesse en ressources naturelles et un dynamisme croissant dans des secteurs tels que les technologies, l’agriculture ou encore l’intelligence artificielle, le continent représente, selon lui, un levier majeur pour une croissance durable et inclusive.
Lors d’un forum organisé à New York par le Pacte mondial de l’ONU et l’Union africaine, il a insisté sur la nécessité de concrétiser ce potentiel en misant sur la Zone de libre-échange continentale africaine. Cela suppose de grands efforts en matière d’infrastructures, d’énergie, de logistique et d’harmonisation des normes.
Il a également plaidé pour une industrialisation verte. Bien que l’Afrique ne reçoive qu’une fraction des investissements mondiaux dans les énergies renouvelables, elle dispose d’un fort potentiel solaire et éolien. António Guterres a appelé à élargir l’accès à l’électricité, encore hors de portée pour des centaines de millions de personnes, et à mieux valoriser les ressources du continent, notamment les minéraux nécessaires à la transition énergétique.
Sur le plan agricole, il a rappelé le paradoxe d’un continent aux vastes terres cultivables mais dépendant massivement des importations alimentaires. Il a préconisé le soutien à l’agriculture locale, l’irrigation, la réduction des pertes post-récolte et l’autonomisation des petits producteurs.
Le chef de l’ONU a également souligné l’importance d’un développement numérique inclusif. Il a encouragé la participation pleine de l’Afrique dans les réflexions mondiales sur la gouvernance de l’intelligence artificielle, appelant à des investissements dans les compétences numériques et les infrastructures.
Enfin, il a insisté sur la nécessité de réformer la gouvernance financière mondiale. Il a défendu un meilleur accès au financement pour les pays africains, un soutien accru aux économies surendettées et une représentation renforcée du continent dans les institutions internationales, y compris au sein du Conseil de sécurité.






