Le jeudi 20 mars 2025 s’est tenu à Ouagadougou un atelier pour le renforcement des systèmes de vulgarisation agricole en Afrique de l’Ouest et du Centre. Organisé par le Conseil Ouest et Centre Africain pour la Recherche et le Développement Agricole (CORAF), en collaboration avec certains de ses partenaires, cette rencontre vise à restituer les résultats d’une étude innovante portant sur les outils et approches modernes de vulgarisation du conseil agricole.
La vulgarisation agricole en Afrique a longtemps reposé sur des méthodes traditionnelles, souvent limitées dans leur capacité à répondre aux besoins croissants des agriculteurs. Ce système classique a montré ses limites face aux défis du climat et de la sécurité alimentaire. Cependant, l’émergence de nouvelles technologies offre aujourd’hui de nouvelles perspectives.

C’est dans ce contexte que se tient l’atelier organisé par le CORAF, en vue de restituer les résultats d’une étude de cartographie des outils et approches modernes et innovantes de vulgarisation ayant prouvé leur efficacité en matière d’adoption de masse des technologies et innovations proposées en Afrique de l’Ouest et du Centre.
Selon Niéyidouba LAMIEN, gestionnaire de programmes au CORAF, « il est reproché aujourd’hui à la recherche et au conseil agricoles de ne pas réussir à faire adopter massivement les technologies et savoir-faire mis à disposition… ».

L’objectif de cette rencontre est de partager un répertoire des outils et approches ayant démontré leur efficacité sur le terrain. Durant deux jours (les 20 et 21 mars), les participants auront l’opportunité de découvrir des méthodes efficaces pour favoriser l’adoption de nouvelles pratiques agricoles. Parmi ces outils figurent des solutions numériques telles que les plateformes en ligne, les applications mobiles, les SMS et les centres d’appels agricoles, qui ont permis d’atteindre un plus grand nombre de producteurs.
« Ces outils doivent être institutionnalisés dans nos stratégies nationales de vulgarisation, afin de garantir leur efficacité, leur appropriation par les acteurs nationaux et leur durabilité », estime Dr Idrissa SEREME, Directeur de l’Institut de l’Environnement et de Recherches Agricoles (INERA).

Cet atelier se veut un moment de réflexion stratégique pour assurer une transition vers des approches plus participatives, inclusives et durables, en mettant l’accent sur les outils numériques et l’agriculture durable. Il s’inscrit dans le cadre du Programme de Résilience du Système Alimentaire, une initiative régionale visant à soutenir la durabilité de l’agriculture face aux crises alimentaires récurrentes.






